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Culture

Prénoms tahitiens

Découvrez notre sélection de prénoms tahitiens et leur signification profonde.


'Āahiata : (Mixte) Composé de trois notions : « 'ā », « ahi » et « ata ». 'Ā, c’est la notion qui exprime le feu de la terre, le magma, les forces telluriques qui irradient notre terre d’énergie. Ahi, c’est aussi le feu, mais celui qui est à l’extérieur de la terre, celui produit par les hommes par exemple, ou par la foudre. Ata signifie notamment nuage, mais aussi ombre, silhouette, reflet. Généralement 'āahiata traduit l’aurore, l’aube, le moment où le feu de la terre ('ā) fait irradier les premiers rayons du soleil, le faisant apparaître dans toute sa gloire derrière ou à travers les nuages. Ainsi, les 'Āahiata sont des personnes détenant une énorme énergie, une force physique mais surtout mentale, à l’image du feu de la terre ; et cette énergie est active même face à un obstacle. Ces personnes peuvent brûler et tout détruire sur leur passage sans que rien ne puisse les arrêter (imaginez une coulée de lave), comme elles peuvent illuminer autour d’elles, apporter une énergie flamboyante, donner courage, force et vie à ceux qui sont dans l’ombre ou qui ne sont que l’ombre d’eux-mêmes.

'Anapā : (Mixte) briller, luire, étinceler ('ana) uniformément () sur toute une surface. Traduit une personne brillante, intelligente, mais en toute modestie et sans excès.

'Ērītāpeta : (Féminin) vient d’Élisabeth.

Faimano : (Féminin) composé des termes (fai) (motifs polynésien représentant un losange et symbolisant la civilisation, la culture, la Connaissance, le Savoir, l’Intelligence, le prestige suprême) et de (mano) qui traduit une très grande quantité pouvant être estimée entre 1 000 et 2 000. Faimano est par conséquent une personne civilisée, très intelligente, très cultivée et ayant de bonnes manières et tout cela, de manière incommensurable. 

Heimata : (Mixte) prénom composé de (hei), déjà expliqué et de (mata) qui signifie œil, yeux,  le début ou le commencement de quelque chose dès lors qu’on ouvre les yeux : commencer se dit d’ailleurs en tahitien « ha'amata », littéralement « faire-yeux / faire-début », ouvrir les yeux sur une action par exemple. L’œil est par conséquent un organe très important, sinon essentiel pour le Polynésien, car il symbolise la naissance, la connaissance, l’expérience, en bref : la vie. Pourquoi s’étonner alors que « mata » puisse aussi signifier « testicules », puisqu’y est stockée une partie du patrimoine génétique de la vie d’une espèce et qu’à l’instar de l’œil, ils permettent de donner la vie, de faire naître, de donner existence à un être, à quelque chose. Par conséquent, les Heimata, certes au premier degré, peuvent tout simplement être une couronne d’yeux…Ouuh ! Mais, ça ferait un peu vaudou quand même… Ce prénom pourrait aussi signifier entourer, cerner les yeux, peut-être avoir les yeux maquillés… Bof ! Pas très culture polynésienne… J’oserai en revanche vous proposer comme signification : couronne de « testicules » ; car aux Australes, les grandes cheffesses guerrières portaient jadis un collier, un pectoral sur lequel étaient attachés les « bijoux de famille » des grands guerriers ennemis tués au combat, afin de montrer une certaine supériorité virile, mais surtout pour s’accaparer le potentiel vital et guerrier de leurs victimes. De ceci, nous pourrions dire que les Heimata femmes sont des personnes à forte personnalité dans leur couple notamment, qui portent le pantalon, comme on dit… Attention aux mamans Heimata qui pourraient avoir tendance à inhiber la virilité de leurs fils, voire devenir pour certaines des « mères castratrices »… Alors, pour les mamans Heimata, contentez-vous de porter le pantalon à la maison, c’est déjà pas mal, n’est-ce pas ? Enfin, les Heimata affectionnent particulièrement la vie. Ce sont des personnes qui s’intéressent à l’origine des choses ; elles aiment initier des actions, des projets ; elles veulent commencer un ouvrage que l’on réalise à plusieurs par exemple : en fait, elles sont passionnées par la vie qui débute, la vie naissante, comme un enfant qui s’émerveille devant une petite flamme qu’il voit pour la première fois. Les Heimata feraient de bonnes sages-femmes, de bons obstétriciens, des architectes…   

Heipua : (Féminin) pour le sens du terme (hei), voir les explications du prénom Heirani. « Pua » signifie fleur, fleurir, dans le sens de s’ouvrir à partir d’un centre, d’une origine. Une fleur est généralement constituée d’un cœur autour duquel s’épanouissent des pétales. Il faut donc prendre en compte le terme (pū) qui exprime le centre, l’origine, le point de départ, le point d’expression ou d’expansion… Ainsi, Heipua peut signifier tout simplement couronne de fleurs, ce qui est charmant. Mais, plus profond, les Heipūa sont des personnes qui aiment rassembler, recentrer, ramener vers l’origine ou une origine ; en prenant soin de tout bien concentrer, de tout cerner, d’en faire le tour, de façon à ce que rien ne puisse leur échapper. Elles veulent maîtriser et savoir, et ce, jusqu’au cœur des êtres et des choses qu’elles rencontrent sur leur chemin et dans leur vie.

Heirani : (Mixte) composé des termes (hei : couronne, couronner, encercler, cerner, faire le tour) et (rani : variante de ra'i, c’est-à-dire ciel, cieux). Les cieux sont la demeure des dieux et symbolisent donc le divin, le sacré. Heirani signifie couronne des cieux, couronner les dieux, ou alors qui cerne, qui encercle les cieux, donc les dieux — donnant ainsi une puissance immense à la personne qui porte ce prénom. En effet, les Heirani auront tendance à vouloir cerner, dominer, avoir la main mise sur les « cieux », maîtriser ce qu’il y a de plus prestigieux, de plus sacré, de plus grand. Ils flatteront les plus Grands, en les couronnant, mais ils peuvent aussi très bien se lover autour d’eux pour mieux les soumettre…  

Herenui : (Mixte) généralement traduit par « amour immense », sachez que (here) signifie piège et (nui) immense. Certes, il vaut mieux tomber dans le piège de l’amour que dans celui d’un chasseur d’ours, me direz-vous ! Toutefois, utiliser here pour traduire « l’amour » revêt une connotation un peu péjorative dans la conception polynésienne de l’amour, dans le sens où si je dis « 'ua here au iā 'oe », c’est-à-dire « je t’aime », je veux dire en fait que « je t’ai piégé(e), que je t’ai attrapé(e) » ; pas très romantique tout ça… Donc, attention ! Si vous vous appelez Herenui, vous  êtes en fait un « piège immense », rusé et bon stratège pour prendre dans vos filets qui vous voudrez. C’est peut-être cela le Grand Amour, finalement… ?

Hina : (Féminin) c’est l’astre lunaire, la déesse lunaire. La notion signifie jaillissement () de plénitude () : en rapport avec la clarté lunaire bien sûr). La lune symbolise un jaillissement de beauté éblouissante et lumineuse, voire électrique ; c’est aussi l’astre qui guide les pas du fêtard au retour d’une bringue endiablée, comme ceux du pêcheur de la nuit ; c’est encore un rayon de clarté qui illumine  d’un œil discret une étreinte secrète et langoureuse. Les Hina sont généralement d’une beauté éclatante ; elles expriment la sérénité, la douceur ; elles offrent une oreille attentive mais discrète, et vous mèneront toujours à bon port, si vous vous êtes égarés…

Hinano : (Féminin) Inflorescence du pandanus (fara hinano en tahitien), elle se présente telle une grande grappe blanche qui fleurit au bout d’un bouquet de feuillage, comme si elle se baissait pour contempler le monde à ses pieds. C’est d’ailleurs la fleur emblématique de Hina, la déesse lunaire (terme que l’on retrouve dans Hinano) qui veille, contemple et éclaire de ses rayons les femmes et les hommes ici-bas On compte une floraison par an ; et cette fleur est très appréciée des Polynésiens pour le parfum poudré, frais et puissant qu’elle émane. Autrefois, les Polynésiens fabriquaient aussi de la bière à partir de cette inflorescence, d’où  le nom de la fameuse « bière Hinano » qu’une certaine société locale a repris et déposé pour nommer son produit phare et qui, à l’instar du nom « Tahiti », ou encore « Mono'i », et bien sûr « Tiare », participe à la renommée de notre pays dans le monde entier. Les Hinano ont généralement la peau assez claire et surtout lumineuse, comme l’inflorescence de hinano et comme les rayons de la lune. Elles sont à la fois réservées, pouvant même disparaître un temps pour se faire discrète, comme elles peuvent illuminer de leur aura magnétique leur entourage d’une présence protectrice, maternelle et douce. Elles sont toutefois d’humeur cyclique, comme les cycles de la lune, passant de la nostalgie d’une nuit noire à l’excitation d’une nuit de pleine lune…

Hiro : (Masculin) Notion signifiant se souvenir, se rappeler, mémoire, dans le sens d’une reproduction mentale et physique d’une image, d’un son, d’une sensation, d’un objet, d’une situation, etc. Ainsi, Hiro le demi-dieu et héros légendaire était connu, en plus de ses performances en navigation, pour son pouvoir ou mana de reproduire réellement et à l’identique quelque chose qu’il avait mémorisée, tel les paroles secrètes d’un mythe, un objet, un outil, une île même, en faisant tout simplement appel à sa mémoire. C’est peut-être pour cela que les Occidentaux l’identifièrent-ils, à tort, comme étant le dieu des voleurs, car vous pouviez retrouver le même outil que vous en possession de Hiro. Une imprimante en 3D qui mémorise et reproduit, me direz-vous ? Eh bien, c’est à quelques siècles près tout à fait ça… Les Hiro ont une excellente mémoire et surtout, ils possèderaient ce don, ce pouvoir  de reproduire, de manière étrangement réelle et à l’identique, leurs souvenirs…

Maeva ou plutôt Māevā : (Féminin) signifie bienvenue, dans le sens de : je vous accueille dans les règles de mes traditions, mais votre pureté () et votre grandeur illimité () m’oblige à vous devoir un respect tel, que nous ne pouvons pas partager plus intimement. Donc, Maeva sera une personne qui sera toujours très bien accueillie, et grandes pompes, partout, mais qui devra rester dignement et poliment en retrait, pour la bienséance.

Maimiti : (Féminin) composé de « mai » et de « miti ». Mai signifie (qui vient de, issu de, originaire de…). Miti traduit la mer de manière générale, et donc, par extension, le sel aussi. Mais, mai signifie aussi (avec, accompagné de ou en compagnie de) ou (comme, à l’image de, à l’instar de). Par conséquent, Maimiti peut vouloir dire « qui vient de la mer », et cela traduirait une personnalité en étroite affinité avec le milieu marin, inspirée par la mer, s’identifiant à la mer, lui ressemblant au niveau de son caractère (calme, houleuse, forte, nourricière, dangereuse, mystérieuse, inquiétante, purificatrice…, etc.),  et qui porte sur elle, avec elle et en tous lieux un attribut marin qui ne la quitte jamais (objets ou représentation de la faune et de la flore marine, symboles liés à la mer).

Maire : (Féminin) fougère odorante (Polypodium vitiense) très recherchée dans la confection de couronnes de tête notamment, portées à l’occasion de fêtes, de rencontres sportives, mais aussi de rendez-vous galants : l’on dit que le parfum de la fougère maire aurait des pouvoirs de séduction… Mais, plus important, les feuilles de cette fougère étaient utilisées dans les rites d’embaumement des corps défunts, protégeant ainsi l’enveloppe corporelle des agressions microbiennes et fongiques. Maire est donc une personne, à la fois séduisante, mais surtout séductrice, en même temps qu’elle est un refuge de protection durable, un cocon…

Manua : (Féminin/Masculin) prise en tant que notion pleine, « manua » traduit un vaisseau de guerre, et originellement tout ce qui flotte sur ou à la surface de l’eau. Les Manua pourraient ainsi faire de bons officiers des forces navales de surface ou des conquistadors des temps modernes…

Si l’on considère maintenant Manua telle une composition de la notion « manu » et du suffixe « -», outre le sens commun d’oiseau, « manu » est une notion générique qui signifie « êtres vivants », quels qu’ils soient (humain, animaux, végétaux, minéraux). Ainsi, « manua » exprimerait la qualité « d’être vivant » par opposition à celle « d’être inanimé », faisant des Manua des personnes pleines de vie et d’énergie, des personnes bien vivantes, et de « bons vivants » aussi… 

Mareva ou Māreva : (Féminin) la notion reva traduit le ciel, les espaces célestes, et par extension l’action de partir par les cieux, de voyager par les cieux. Les Māreva sont donc des voyageuses du ciel. Autrefois, cela exprimait une personne régulièrement prise en flagrant délit de grandes rêveries, la tête toujours dans les étoiles — comme qui dirait… Aujourd’hui, en plus du caractère rêveur des Māreva, s’ajoute le fait qu’elles adorent voyager, et par les airs bien entendu !

Maui : (Mixte) ou plutôt Māui. (Ui) traduit une question, une interrogation. Le terme (mā) préfixé à ce dernier élargit le champ du questionnement ou de l’interrogation, de manière plus profonde, plus large, plus libérée. Ainsi, « ui », c’est poser une question, et « māui », c’est, s’interroger sur quelque chose, c’est un questionnement sur soi, sur une idée, une personne, un mal même, puisque « māui » traduit aussi la maladie, une douleur, la souffrance. En effet, le Polynésien ne dit pas qu’il a mal, il dit qu’il s’interroge et fait une introspection sur ce qui ne va pas en lui, c’est ainsi qu’il gère la douleur : il interroge son corps ou son esprit pour savoir de quoi il s’agit, ce qui se passe et ainsi pouvoir trouver la solution, le remède à son mal. Par conséquent, les Māui sont des personnes qui se posent beaucoup de questions, qui sont souvent en train de s’interroger sur tout ce qui les entoure, de manière à isoler un ou les problèmes, et ensuite s’interroger à nouveau pour trouver la ou les solutions. Ce sont des chercheurs nés, tel le chasseur de vaccin, et donc très altruistes, car toute cette énergie intellectuelle et émotionnelle n’a souvent qu’un but : le bien-être de tous. Mais, attention ! Les Māui peuvent aussi passer plus de temps à se poser des questions inutiles, pour un oui, pour un non, pour tout et n’importe quoi ! Ils doivent par conséquent se discipliner et se concentrer sur des questions pertinentes, essentielles et vitales, et ne pas laisser leur esprit se laisser envahir par tous les maux de la terre…; ils risquent de souffrir de ne pas être en mesure de souffrir de la souffrance des autres…

Mihimana : (Mixte) ce prénom est composé des notions (mihi) et (mana). (Mihi) exprime la tristesse, la nostalgie, le chagrin, la peine, l’état dans lequel on est lorsque l’être aimé(e) vous manque et que vous pensez à lui/elle, c’est se languir de quelqu’un. (Mana) signifie pouvoir, prestige, puissance, force exceptionnelle, mystère (ce que la raison ne peut comprendre). Ainsi, les Mihimana seront des personnes dont les pensées seront absorbées par le désir de pouvoir, de prestige ; elles seront toujours en quête de puissance.

Moeana/Moeānā : (Mixte) composé des notions « moe » et « ana », ou bien, de « moe », « ā » et « nā ». Dans le premier cas, moe ayant déjà été traduit dans un précédent prénom (donc, voir  lien Facebook ou site GIE TT),  ana signifie généralement grotte ; sachant que la grotte symbolise un lieu de gestation, de transformation, de maturation. Ainsi, Moeana traduit une personne aimant dormir, être, voire vivre dans un petit cocon, un lieu plutôt isolé, sécurisé, protégé. Mais elle peut aussi affectionner une chambre au lit douillet dans lequel le sommeil est réparateur, comme elles peuvent aimer fréquenter des lieux de culture, d’apprentissage, initiatiques pour grandir et acquérir force et sagesse. Dans le deuxième cas, Moeānā traduit une personne dont le sommeil est calme, serein, paisible, silencieux (nā) : des personnalités propices à la méditation, à la prière. Ce sont aussi des personnes aimant résider dans des lieux paisibles. 

Moeava : (Mixte) Deux possibilités.

Moe-ava : Ce prénom est composé des notions (moe) et (ava). (Moe) signifie dormir, rêver mais aussi résider, rester. (Ava) traduit généralement la passe d’entrée et de sortie des bateaux et autres embarcations.  Pris dans ce contexte, les Moeava seraient littéralement des personnes résidant dans les passes, du moins qui se tiendraient à l’entrée des passes, telles des gardes. En fait, « ava » symbolisant un espace ouvert où l’on rentre ou sort facilement, les Moeava sont en fait des personnes qui veillent leur porte d’entrée, pour accueillir les invités mais aussi prévenir ou exclure les intrus. Police portuaire, douanier, vigile, hôtesse d’accueil, soldat en faction dans sa guérite… Voilà des métiers pour les Moeava…

Moe-ā-vā : (moe) et (va) ayant déjà été expliqués, le petit (a) ici, indique l’appartenance, le lien ou le rapport avec quelque chose. Ainsi, littéralement Moeāvā signifie qui réside, demeure ou se tient dans les espaces infinis ; on pourrait parler de personnes attirées par les grands espaces, qui aiment voyager très très loin, voire jusqu’aux confins de la terre : aventuriers, explorateurs ?… En tous les cas, ne pas les confiner dans un bureau… S’agissant maintenant de rêve ou de rêve éveillé, les Moeāvā sont ce qu’on pourrait appeler de « Grands rêveurs » ; ils sont souvent dans la lune, non pas de manière péjorative, mais ils peuvent se projeter très loin, dans l’immensité ; les Moeāvā rêvent en Grand…

Moera': (Féminin/Masculin) les notions de « moe » et de « ra'» ont déjà fait l’objet d’explications ; voir plus haut. Les Moera'i sont des personnes de foi et d’une grande spiritualité. Elles vivent, demeurent et œuvrent dans les sphères du divin et de la spiritualité.  

'OEA : (Masculin)La notion importante dans ce prénom est « ea » qui signifie la santé, être en bonne santé ; le salut, être sauvé, la liberté, être libre, mais aussi se soigner ou soigner. Elle exprime aussi le repos, le calme, telle une respiration calme, douce et apaisante. Ea, signifie aussi joli, coquet, beau. « 'O » servant à traduire, « c’est ». Par conséquent, on pourrait traduire le prénom « 'Oea » par « Celui ou celle qui est beau/belle, en bonne santé, calme et libre. Il ne manque pas grand-chose pour que ce soit effectivement l’homme ou la femme parfait(e), n’est-ce pas ?…

'Ōhāna : (Mixte) (étant donné que ce prénom n’est pas tahitien, mais Hawaïen, il est préférable de se tourner vers des hawaïens pour leur poser la question, ils auront certainement une meilleure traduction).

Toutefois, par comparatisme — le hawaïen étant très proche du tahitien —, en tahitien, cela donnerait 'ōhā'a, ou plus développé, 'ōfa'a'a qui signifie le nid, le lieu de ponte. Par conséquent, il est tout à fait normal que les Polynésiens, et notamment les Hawaïens aient comparé la famille, la lignée et tous les liens affectifs et sociaux qui peuvent lier ses membres entre eux à un nid d’oiseaux ou autre animal, dans lequel on est choyé, aimé, nourri, respecté, solidaire, etc., etc.,  d’où le choix de l’appellation 'ōhāna pour nommer le concept de famille. Ainsi, 'Ōhana serait un nid, quelqu’un auprès de qui, avec qui, contre qui l’on se sent en sécurité, accueilli avec amour, amitié, chaleur, respect, bonté, comme dans une famille unie digne de ce nom. Les 'Ōhana feront de bons pères de familles et de bonnes mères de famille ou seront très respectueuses des valeurs familiales en général.

Tamahana : (Mixte) Deux possibilité :

Tama-hana : ici, le terme (tama) signifie généralement « enfant » aujourd’hui, mais exprime avant tout la notion et le statut « d’homme » ! C’est-à-dire qu’on devient un (tama), un homme, ou une femme, lorsqu’on obtient son premier statut social, dès lors que l’on n’est plus un bébé, dépendant de sa mère ou de sa nourrice pour manger, boire et se déplacer, mais un enfant qui a acquis son autonomie, qui peut se nourrir seul, évoluer au sein de sa famille élargie en s’installant ponctuellement chez les uns et chez les autres, et même faire le tour de sa communauté et de son clan, sans être limité ni par la distance, ni par le sentiment de manque de ses parents biologiques : on un « petit d’homme ». Avant cela, l’enfant bébé ou nourrisson n’a pas encore de statut social, il n’est pas (tama), il n’est pas « homme ». Le terme (hana) exprime quant à lui ce qui est chaud, comme les rayons du soleil ; c’est aussi le terme employé pour traduire « jour », puisque c’est lors de cette période diurne que brille le soleil. Par conséquent, Tama-hana est l’enfant homme ou femme, socialisé, qui existe en tant qu’humain, qui a acquis son autonomie, qui commence son éducation et dont la personnalité exprime chaleur et convivialité. Ce sont des personnes du jour, peu active la nuit.

Tā-māhana : (māhana) traduit l’astre solaire — le soleil tout bonnement —, du fait de la chaleur (hana) qu’il dégage et nous renvoie, et qui nous réchauffe. Le petit terme (tā) qui lui est apposé exprime « l’action de faire quelque chose ». Exemple, le sucre se dit « tihota » en tahitien ; et tātihota signifie littéralement « action sur le sucre », donc « sucrer ». Par conséquent, les Tāmāhana sont des personnes chaleureuses, qui apportent réconfort et sont pleines de compassion pour autrui. Elles font briller le soleil autour d’elles et chez les autres ; elles rassurent l’orphelin, elle réchauffe le cœur du désespéré…

Tauhere : (Féminin/masculin) composé de « tau » et de « here » (déjà expliqué dans Vaihere par exemple). « Tau » traduit généralement l’action lente et progressive d’un atterrissage, ou encore le mouvement d’un oiseau qui se pose en s’étirant. Et comme Jacques Brel le chantait à propos des Marquises — « … le temps s’étire aux Marquises… » —, ce n’est pas pour rien que les Polynésiens nomment le « temps », « tau ». Ainsi, et à l’instar du temps dans nos îles, les Tauhere prennent leur temps, pour piéger le cœur de l’être aimé(e), tout doucement, très lentement, par des approches très très souples s’étirant langoureusement — mais sûrement ! 


Teana : (Mixte) composé essentiellement de la notion (ana) qui signifie grotte, cave, excavation,  caverne,  petite enceinte murée à l’intérieur de laquelle l’on déposait des réceptacles de divinités, d’ancêtres déifiés. Dans la symbolique polynésienne, la grotte est un lieu de gestation, d’apprentissage, de murissement, de transformation. Les grands héros, les demi-dieux sont généralement façonnés, élevés dans une grotte où ils reçoivent la connaissance, la puissance, le mana. Ainsi, les Teana seront-ils(elles) à l’instar d’une matrice, des personnes qui permettront ou aimeront, donner, transmettre des savoirs, éduquer, enseigner mais aussi nourrir et élever les enfants. Leur présence sera propice au développement personnel, à la transformation positive et bénéfique des personnes. Quelques minutes en leur compagnie et vous vous sentirez grandi, fort et libre.

Teavanui  : (Mixte) pour la notion « nui », voir parmi les précédents prénoms déjà expliqués. Pour ce qui est de la notion « ava », elle signifie une passe, une large ouverture dans le récif barrière servant de passage aux navires et autres grandes embarcations entre l’océan et le lagon. Outre le « poisson-lait » que l’on nomme aussi « ava » en tahitien, cette notion fait également référence au lieu où venaient beacher les pirogues autrefois, donc d’une certaine manière, le lien entre la mer et la terre. Ainsi pourrait-on traduire Teavanui par :

-la passe principale/prestigieuse/suprême ;

-le lieu principal et sacré où arrivaient, où beachaient les pirogues de voyage autrefois.

Ainsi, les Teavanui seront-elles des personnes très ouvertes et accueillantes. Elles pourront servir d’intermédiaires ou de médiateurs entre deux parties ou deux entités ; elles feront le lien entre elles. Ce seront aussi des personnes d’une grande aide dans l’aboutissement de projets, d’actions, et représenteront toujours une base solide sur laquelle se poser et se reposer. 

Teeeva : (Mixte) ou plutôt Te-e'evā. Ce prénom est composé de la notion (e'e) qui signifie monter, se lever (pour un astre), s’élever; et comme déjà expliqué, de la notion (vā) qui signifie les espaces de manière générale, mais qui pourrait se traduire ici par le ciel, les cieux, les espaces du haut. Les Tee'evā, à l’instar de la lune par exemple qui monte dans le ciel, sont des personnes qui aiment s’élever au-dessus de la masse ; elles veulent dominer les espaces et être au-dessus de tout. Et qu’elles le veuillent ou non, elles auront toujours tendance à vouloir être tout en haut, prendre de la hauteur, avoir une vue d’ensemble du monde qui les entourent, diriger, commander, être au sommet. Pour ceux et celles qui portent ce prénom, vous pourriez peut-être, soit devenir alpiniste et gravir l’Everest, et avoir ainsi le monde à vos pieds, ou alors devenir astronaute, cosmonaute ou spationaute, et voir la Terre depuis tout là-haut…

Teri'i : (Masculin) traduit l’humble, le modeste (l’humilité (ri'i) est la qualité première et la plus prestigieuse pour le Polynésien, d’où le terme « ari'i » pour traduire « chef ». L’enfant Teri'i sera un être humble comme un grand chef, et de ce fait, brillera de prestige et de pouvoir dans ses actes, attitudes et paroles.

Terava : (Mixte) Généralement la  notion « rava » traduit la couleur brun sombre, voire noire, et l’on appelle d’ailleurs communément la perle noire de Tahiti, « Poe rava ». Originellement, « rava » signifie plutôt quelque chose de lumineux, d’irisé, en termes de couleur, et peu importe qu’il s’agisse d’un noir lumineux, d’un gris métallique, d’un vert irisé, d’un bleu très clair, etc. ; d’où peut-être l’assimilation directe avec notre « perle noire »… Mais, « rava » renvoie aussi à tout ce qui est décoration, aux ornements, aux objets précieux personnels, que l’on possède. Ainsi, les Terava ne sont pas des « perles noires », bien que ces personnes pourraient être comparées à cette dernière, mais l’accent est davantage mis sur le teint, l’aspect, la plastique, l’aura de ces personnes, qui est généralement lumineux, irisé et brillant — comme les reflets de la « perle noire ». De ce fait, les Terava sont de petits trésors, précieux et beaux, qu’on aime à posséder, à garder dans un petit écrin, ou dans le petit coin secret de son cœur. Ce sont par conséquent des personnes très convoitées et que l’on garde jalousement pour soi, enrobées de ouate, de soie, d’Amour…

Tereiāri'i : (Mixte) composé des notions (rei) et (ri'i) notamment. Rei traduit la nuque. Or, la nuque est la partie du corps par laquelle rentrent et sortent les pensées et sentiments et qui permet la rencontre entre deux personnes, d’où « fārērei » pour traduire rencontrer. Ainsi, se rencontrer, c’est se tenir la nuque l’un et l’autre, coller les fronts l’un contre l’autre et établir une connexion, la rencontre, émettre et recevoir les pensées, les émotions et sentiments de l’un et de l’autre — on pourrait presque parler de télépathie ici, mais avec un contact corporel nécessaire. Pour la seconde notion (ri'i), voir les explications dans les prénoms précédents.Par conséquent, Tereiāri'i signifie littéralement (la nuque/rencontre de l’humilité). Ainsi, ce sont des personnes avec qui les rencontres se traduisent par le partage humble, mais non moins noble et très accueillant d’idées sensées, de pensées sages, de sentiments vrais et respectueux. Que voilà une belle rencontre en perspective… ; mais surtout ne pas oublier la gestuelle qui l’accompagne !

Te'ura : (Féminin) signifiant  le (te) rouge ('ura). La couleur rouge ('ura) tient son nom des plumes rouges, et notamment de celles du paille-en-queu à brin rouge ou tāva'e, très recherchées autrefois, car symbolisant le prestige absolu, le mana des grands chefs et chefs suprêmes.  Ainsi, les Te'ura ne sont pas rouges et n’ont pas le corps rempli de plumes rouges non plus… Mais ce sont des personnes très prestigieuses, ayant un charisme puissant, le port noble ; ce sont très souvent de très belles femmes ou possédant un charme irrésistible, et peut-être aussi des pouvoirs particuliers…

Teva ou plutôt Tevā : (Masculin) La notion () signifie les espaces infinis, qu’ils soient aériens, terrestres, marins ou cosmiques ; mais aussi un espace délimité, comme celui d’une communauté, d’un clan, et même d’une pirogue (vā-'a). Ainsi, les Teva sont des êtres qui s’identifient toujours à un espace précis ; ils sont patriotiques, voire chauvins et agissent pour l’espace auquel ils appartiennent ou auquel ils s’identifient. Ils peuvent aussi être de tous les espaces, et montrer ainsi une ambition illimitée, un désir d’omniprésence et de conquête au-delà des frontières connues ou autorisées. Attention ! Ne s’appelle pas Teva qui veut !

Tevahinepourauroa : (Féminin) Te-vāhine-pou-rau-roa. La première notion importante de ce prénom est bien sûr « vāhine », dont le terme « hine » exprime la féminité, donc la femme. Le terme «  » quant à lui, signifiant les espaces infinis comme ceux des cieux, ou un espace bien délimité comme celui d’une communauté, d’un clan, ou encore comme celui, plus vital, d’une personne ; et c’est notre cas ici. Quand on parle de « hine », on exprime uniquement la femme dans toute sa féminité naturelle, par opposition à « tāne », l’homme, le masculin. Parler de « vāhine », c’est rajouter à cette féminité tout l’univers () social, culturel et religieux qui se rapporte à la feminité. On devient une « vāhine » lorsqu’on accède à un statut social, lorsqu’on a un rôle bien précis, une fonction, des tâches identifiées au sein de sa communauté, lorsqu’on adopte les us et coutumes, rites et habitudes du monde féminin, etc. On a ensuite la notion « pou » qui signifie descendre, mais aussi pilier ; le pilier étant conçu dans la pensée polynésienne, non pas comme un poteau qui soutiendrait quelque chose qui se trouve au-dessus, mais qui permettrait de fixer au sol, de descendre quelque chose vers le bas. « Rau » traduit la diversité comme la multiplicité, mais aussi la feuille d’une plante. « Roa » exprime ce qui est long, grand, mais traduit aussi l’aboutissement d’une action, un état totalement atteint. Tout ça pour dire que porter le prénom de Tevāhinepourauroa, c’est être une femme épanouie dans son environnement, une femme qui serait les mille et un hauts piliers qui donnent au monde, aux êtres et aux choses, leur assise et leur stabilité.  Ce sont des femmes puissantes, fortes ; ce sont des bâtisseuses de forteresse, et qui tiennent toujours debout, quoiqu’il arrive.   

Tevaihau : (Mixte) la notion (hau) exprime ce qu’il y a en plus, le meilleur, le mieux, et par conséquent, un certain bien-être, une certaine sérénité ; d’où le sens de « paix » qui est aussi traduit par « hau ». De la même façon, la paix devant être garantie par des règles, des lois, des principes et valeurs, « hau » signifie aussi gouvernement, c’est-à-dire l’entité, l’institution en charge de maintenir la paix, d’offrir le meilleur à sa population et d’en assurer sa sécurité. Nous pourrions ainsi traduire Tevaihau par,  littéralement « l’eau paisible/calme/apaisante », mais surtout par « celui qui demeure en paix », ou « ce qui est paisible/serein/sécurisant ». Ainsi, les Tevaihau exprimeront une personnalité forte, car ne tolérant aucun manquement aux principes, règles et lois, comme ils présenteront un caractère calme, paisible. Ce sont des personnes vers qui l’on a tendance à se tourner pour trouver la paix, la sécurité et trouver le droit chemin. 

Vaea : (Mixte) Vae-a ou Vā-ea.

Dans le premier cas, le terme (vae) signifie diviser, partager, répartir de manière à obtenir des parts, parties égales ou éléments symétriques, équilibrés, comme les jambes ou les pieds, qu’on nomme aussi d’ailleurs « vae », ou « 'āvae ». Le suffixe (-a) vient simplement rajouter une nuance sur un état de fait, c’est-à-dire que « vae », c’est partager, et « vae-a », c’est le fait, l’état d’être partagé ou d’avoir été partagé. Donc, les Vaea sont des personnes qui peuvent présenter une double personnalité, mais pas forcément dans le mauvais sens du terme ; ce peut-être une richesse que de pouvoir adapter facilement sa personnalité et son caractère à une situation donnée. Evidemment, si le prénom n’est pas travaillé dans ce sens par la personne qui le porte ou par les parents qui le lui ont donné, ça peut effectivement devenir « Docteur Jekyll et Mister Hyde »…  Les Vaea sont aussi des personnes partagées, divisées, ayant du mal à se décider pour un choix, une direction à prendre, une idée sur laquelle se concentrer ; elles auront donc tendance à courir au moins deux lièvres à la fois, et dans tous les sens de l’expression bien sûr… Mais, les Vaea ont aussi cette belle qualité, celle de pouvoir  se partager, d’être disponible et à l’écoute, d’être en soutien de plusieurs personnes à la fois ; ce sont des personnes qui aiment s’adonner à plusieurs activités, loisirs, fonctions, métiers en même temps, ce qui, au passage, n’est pas donné à tout le monde…

Dans le deuxième cas, Vāea est composé de deux notions, dont l’une (vā) a été développée dans un prénom déjà expliqué, reste donc la notion (ea). « Ea », c’est la santé, la liberté, le salut, la vie, la guérison… Par conséquent, les Vāea sont un espace de paix, de liberté et de vie saine ; leur présence irradie le bien-être ; autour d’elles, on trouve le repos, la sérénité et l’absence de contraintes.

Vaihere : (Féminin) composé de (vai) et de (here). « Vai » traduit ce qui demeure, ce qui ne disparaît pas, ce qui reste, ce qui existe de façon inaliénable en fait. Raison pour laquelle les Polynésien ont nommé l’eau « vai », cet élément étant généralement toujours présent, si ce n’est à la surface de la terre (rivière), en tous cas en profusion sous terre, dans la roche, et même sous la roche calcaire des atolls. Quant à la notion (here), voir également les précédents prénoms sur le site web de Tahiti Tourisme. Par conséquent, Vaihere pourrait communément signifier « Eau d’amour », au demeurant très charmant, n’est-ce pas ?, ou bien une « Eau-piège ». Mais, de manière plus profonde, Vaihere signifie « Être aimée, qui est toujours aimée » ; mais attention ! Ici, c’est un amour piégé, c’est-à-dire que vous aurez la chance d’être toujours aimée dans votre vie, mais avec le sentiment d’avoir été piégé(e) par celui qui vous a conquise. Les Vaihere risquent donc d’être également prisonnières de cet amour… Ceci dit, certains se plaignent de n’être pas aimés, pas suffisamment ou trop peu ; au moins, s’agissant des Vaihere, elles ne manqueront jamais d’amour…

Vaitiare : (Féminin) composé des notions « vai » (déjà expliqué dans le prénom Vaihere) et de « tiare ». « Tiare », ou plutôt « tīare », communément traduit par « fleur », exprime avant tout une élévation/montée () de fragrance/parfum (are). Et parce que les fleurs de nos îles sont quasiment toutes parfumées, le Polynésien a choisi d’exprimer le mot « fleur » par ce précieux attribut qui les définit… Les Vaitīare seraint donc des fleurs éternelles ; ou ne serait-elles pas plutôt des femmes-parfums ?… ou les deux…

Vetea : (Masculin) ou plutôt Vētea, signifie une séparation, une division, une ouverture qui laisse entrevoir, voir, apercevoir, apparaître la clarté. On pourrait prendre l’exemple d’un ciel très nuageux qui obscurcit la clarté du jour et qui laisse ensuite place à cette clarté (tea) une fois que les nuages s’écartent, comme si le ciel s’ouvrait et que la lumière du jour revenait à nouveau. Les Vētea sont généralement des « chercheurs de clarté », toujours en quête d’explications claires, et n’hésitant pas pour cela à briser un objet précieux pour voir ce qui s’y trouve par exemple, à disséquer jusqu’à l’obsession une problématique pour y trouver une solution. Ce sont aussi des personnalités ouvertes, facilement accessibles, qui s’ouvrent pour être découvertes, vues, connues et reconnues, par les autres, par ses pairs.

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